"Tu aurais pu mieux faire !", paroles entendues ici et là.
Oui, je le pense également, sans prétention, si quelques "barrières" ne s'étaient pas dressées devant moi : moral et sommeil fragiles ; manque de confiance en moi ; isolement (pas de compagnon), alors que les autres filles du peloton étaient pour la plupart fiancées, certaines mariées.
Pourquoi toujours seule ?
Comme beaucoup de jeunes filles, je ne manquais pas de prétendants. Mais quand les "fréquentations" devenaient sérieuses, je refusais toujours de m'engager car les compétitions restaient prioritaires. "Le vélo avant tout !" Tel était mon leitmotiv.
Se mettre en ménage, comme on dit, bouleverse la vie d'un jeune couple. Pour moi, la venue probable d\'un bébé signifiait abandon des compétitions un long moment, sans la certitude de retrouver un bon niveau, voire perte de l'envie de "remettre ça".
Avec le recul ?
Un regret : avoir laissé filer un copain rencontré en 1970. Il s'est lassé de mon comportement particulier qu'il n'a sans doute pas compris. Il m'avait dit un jour : "Tu es spéciale." Plus tard, courant 1974, il m'oublie, fait sa vie selon sa destinée. Et moi je continue ma route, seule, inconsciente de mon erreur... Si c'en est une.
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Trop bon, trop beau pour penser à une autre vie que je n'aurais pas pu concilier avec le sport de haut niveau.
Conclusion :
"Rien ne sert de se tourmenter d'une chose quand elle est faite, sinon de l'empirer." Bonaventure Des Périers. (Ecrivain français du 16ème siècle).
Quand je rencontre une jeune et talentueuse cycliste, j'ai envie de lui dire : "Ne fais pas la même connerie que moi."
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